La mission d’assistance technique de Madame Romboni a pour but d’appuyer les efforts des autorités libanaises en vue d’une réforme organisationnelle des Douanes, d’accompagner la création de leur nouvelle unité de gestion des risques et de soutenir leur transition vers la digitalisation de leurs procédures douanières, en s’appuyant notamment sur un nouveau centre informatique. L’objectif est de renforcer et de pérenniser les capacités humaines et matérielles locales, afin de simplifier et de fluidifier le passage en douane, réduisant les coûts pour les opérateurs du commerce international et sécurisant les flux à risque.

 

Pour chacune de ces missions, notre experte sollicitée par la DG Trésor auprès de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI), via Expertise France, conseille les autorités au niveau de ses gouvernances structurelle, informatique et opérationnelle. Cet appui doit se poursuivre jusqu’en août 2025.

La mission de Mireille Romboni s’inscrit dans le cadre du soutien de la France aux douanes libanaises, initié dès le lendemain de l’explosion du 4 août 2020 survenue sur le Port de Beyrouth, afin de les aider à restaurer leurs capacités endommagées et leur permettre de reprendre leurs missions essentielles. Les douanes jouent en effet un rôle économique majeur dans un pays qui importe la majeure partie de ses besoins (les importations représentaient 85% du PIB en 2023), tant en termes de contribution aux recettes de l’Etat qu’en termes de contrôle. Dans le cadre d’une première mobilisation d’urgence visant à restaurer à court terme leur capacité de contrôle sur le Port de Beyrouth, la France a fait don en 2021 d’un scanner mobile (dans la cadre d’un FASEP), qui est actuellement le seul scanner opérationnel sur le Port de Beyrouth. Des actions de formation en France des agents utilisant le scanner continuent à être engagées par la douane française. Le second volet de cette coopération douanière a ensuite visé un renforcement des capacités digitales des douanes libanaises. De 2021 à 2023, la France a apporté une expertise technique spécifiquement dédiée à la stabilisation des capacités humaines et matériels du centre informatique douanier avant de financer la restauration de leur logiciel de dédouanement.