Perspectives économiques en Afrique 2024 – Banque africaine de développement (BAfD)

 

Performance économique et perspectives de croissance

Selon la BAfD, le continent africain a montré une résilience remarquable face aux nombreux chocs économiques mondiaux. Toutefois, la croissance du PIB réel sur le continent a ralenti, passant de 4,1 % en 2022 à 3,1 % en 2023, en raison de facteurs tels que les prix élevés des denrées alimentaires et de l’énergie, la faiblesse de la demande mondiale, les impacts climatiques et les conflits politiques dans certains pays​​. Néanmoins, la croissance devrait reprendre avec 3,7 % en 2024 et 4,3 % en 2025, grâce à la résilience de certaines régions comme l’Afrique de l’Est et de l’Ouest​​.

Inflation et défis macroéconomiques

L’inflation moyenne des prix à la consommation en Afrique a augmenté de 14 % en 2022 à 17 % en 2023, principalement en raison des hausses des prix alimentaires induites par des sécheresses et des excédents de liquidités​​. Les taux d’inflation varient  entre les régions, avec l’Afrique de l’Est enregistrant le taux le plus élevé à 26,5 %, tandis que l’Afrique australe a vu son taux diminuer à 8,6 % en 2023​​.

Transformation structurelle

La transformation structurelle en Afrique reste lente et inégale. Malgré une croissance significative du secteur des services, l’industrialisation reste faible. En 2021, près de 42 % de la main-d’œuvre africaine était employée dans l’agriculture, un secteur dont la productivité est encore inférieure de 60 % à la moyenne de l’économie​​. Les secteurs miniers, des services publics et financiers sont beaucoup plus productifs mais n’emploient qu’environ 3 % de la main-d’œuvre totale​​.

 

Financement et investissements

 

Pour accélérer la transformation structurelle, la BAfD indique que l’Afrique doit combler un déficit de financement annuel d’environ 402 milliards d’USD d’ici 2030. Cela nécessitera une combinaison de mobilisation des ressources nationales et d’augmentation des flux financiers externes. L’accent doit être mis sur des investissements dans l’éducation, l’énergie, et les infrastructures​​. De plus, les réformes de l’architecture financière mondiale sont essentielles pour faciliter l’accès au financement nécessaire​​.

 

 

   Performances et perspectives de croissance en Afrique