En juin, le climat des affaires global de l’Insee reste stable mais légèrement sous sa moyenne de long terme (+0 pt à 99), l’économie française évoluerait à un rythme de croissance proche mais inférieur à sa moyenne. Le climat de l’emploi recule mais demeure à sa moyenne de long terme (−2 pt à 100).

• Le PMI composite flash publié par S&P baisse (−0,7 pt à 48,2 après −1,6 pt), restant sous son seuil traditionnel d’expansion. Cette baisse concerne l’industrie et les services.

• Les volumes de ventes dans le commerce de détail poursuivent leur recule en mai (−0,4 % en variation mensuelle), selon la banque de France. Les ventes sont en hausse, pour certains produits : l’électronique grand public, la parfumerie ou encore les meubles ou les produits pharmaceutiques (respectivement +0,8 %, +0,9 %, +1,0 % et +1,3 %), mais baissent dans les secteurs des appareils électroménagers, le bricolage et l’équipement automobile (respectivement −3,4 %, −1,0 % et −2,4 %).

Effet JOPs : L’approche des jeux olympiques semble conforter dans leur optimisme les chefs d’entreprises du secteur de l’hébergement-restauration. En effet, même si le climat global du secteur est en baisse par rapport au mois de mai, il reste très largement au-dessus de sa moyenne (à 106).

Zoom sur les climats des affaires globaux

 

En juin, les enquêtes de conjoncture de l’Insee et des PMI envoient des signaux d’une croissance modéré au 2e trimestre 2024

Le climat des affaires global calculé par l’Insee demeure quasi-stable depuis octobre 2023, autour de 99 points. Ce niveau n’indique pas un retournement de l’activité française mais plutôt une croissance proche de sa moyenne de long terme (+0,3 %), ce qui est également proche de la croissance observée au T4 2023 et T1 2024. En détail, la relative stabilité de l’indice Insee résulte d’évolutions contraires. D’une part, les indices dans l’industrie et dans les services gravitent respectivement autour de 100 et 101 depuis octobre 2023, c’est-à-dire à leur moyenne ou au-dessus de leur moyenne de long terme. D’autre part, le commerce de gros, lié en particulier aux achats des entreprises en équipements et donc à leur investissement, se trouve autour de 93. A 99 en moyenne au deuxième trimestre comme en juin, le signal est celui d’une l’économie qui devrait croitre à un niveau proche de sa moyenne.

Côté PMI, le message est plus bruité. Après avoir atteint 45 points en octobre, il est remonté à 51 points en avril avant de rechuter à 48 points en juin, sans lien évident avec la croissance trimestrielle au quatrième trimestre 2023 ni au premier trimestre 2024. Au final, les PMI se trouvent en moyenne à 49 au deuxième trimestre indiquant, mais donc de manière moins certaine vues leur dernières évolutions, une croissance positive mais modérée.