Le Forum de Paris vise à susciter des discussions ouvertes sur les défis liés à l’endettement souverain et sur la prévention et la résolution des crises de la dette dans les pays en développement.

Cette 11ème édition a rassemblé plus de 200 participants issus d’une centaine de pays, institutions et entités et notamment des ministres et représentants des gouvernements de la Chine, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, du Cameroun, du Ghana, de la Zambie, du Sri Lanka, de Maurice, du Yémen, les représentants des pays créanciers membres du Club de Paris, des institutions financières internationales, du secteur privé et de la société civile.

Intitulée Des traitements de dette réussis pour investir, la conférence a mis l’accent sur le lien entre la conclusion d’un traitement de dette, qui contribue à rétablir la stabilité macroéconomique et à mettre en place les conditions de la croissance et du développement grâce à de nouveaux investissements. Elle a été l’occasion de réfléchir aux enjeux de l’endettement souverain en 2024, aux défis rencontrés par les pays en voie de développement qui ont restructuré leur dette pour pouvoir investir de nouveau et faire face aux enjeux de développement durable et de lutte contre le changement climatique. Un atelier technique a aussi été consacré au principe clef de la comparabilité de traitement, qui a beaucoup mobilisé les créanciers depuis 2023. Le respect de la comparabilité de traitement est essentiel car il garantit une répartition équitable des efforts entre les créanciers publics et privés.

 

En marge du Forum, les coprésidents du comité des créanciers publics bilatéraux pour le Sri Lanka (France, Inde, Japon) ont initié la signature de l’accord de restructuration de la dette de ce pays, en parallèle de l’ExIm Bank of China, en soutien aux efforts mis en œuvre par les autorités pour rétablir la stabilité macroéconomique du pays et les conditions de la croissance.

Ainsi, le Forum de Paris demeure une plateforme de discussion clef pour les praticiens et les experts des questions liées à l’endettement souverain, promouvant des pratiques d’endettement viables et des solutions coordonnées lorsqu’une restructuration devient nécessaire. Le Club de Paris, avec le soutien des institutions internationales, reste engagé à poursuivre ses efforts dans ce sens, en particulier au sein des comités de créanciers, en lien avec les autres enceintes pertinentes, comme le Groupe de travail du G20 sur l’architecture financière internationale.