Cet événement, qui s’inscrivait dans la continuité de l’initiative franco-néerlandaise sur le commerce et le développement durable a été introduit par Sigrid Kaag (ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération pour le développement) et son homologue français Franck Riester (Ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité) et a réuni plus de 130 participants.

Modéré par Marianne Kettunen (Directrice du programme international de l’Institut européen de politiques environnementales), l’événement a rassemblé plusieurs personnalités internationales du monde universitaire (Carolyn Deere Birkbeck, Chercheuse principale à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève), du secteur privé (Annick Boyen, Vice-présidente d’Unilever) et d’organisations de la société civile européenne (Jocelyn Blériot, Directeur exécutif de la Fondation Ellen MacArthur) et bangladaise (Rizwana Hasan, Directrice générale de l’Association des juristes environnementaux du Bangladesh). Les échanges ont permis de dresser un état des lieux de la problématique, de ses conséquences sur l’environnement, et de ses implications pour le commerce international et l’OMC. Ils ont abordé le cadre international et les initiatives conduites par la société civile et le secteur privé européens particulièrement moteurs sur la lutte contre la pollution liée aux plastiques et la transition vers une économie circulaire.

Les ministres et les intervenants ont notamment souligné (i) que les questions soulevées par la production, le commerce et la fin de vie des plastiques revêtent une importance environnementale mondiale, en termes de climat, de biodiversité, d’océans, d’économie circulaire et de profondes implications commerciales ; (ii) qu’elles demeurent un sujet de préoccupation majeur pour les pays développés comme pour les pays en développement, ces derniers subissant particulièrement les conséquences locales en matière de pollutions des milieux, notamment liées aux déchets ; (iii) que l’OMC est la seule organisation capable d’assurer une gouvernance commerciale mondiale cohérente avec ces questions, tout en renforçant les synergies avec les autres dynamiques multilatérales, et (iv) qu’elle peut apporter une contribution significative à cette problématique, notamment par le biais de règles commerciales et d’incitations pour aider à les résoudre.

Dans sa conclusion, le Ministre Riester a ainsi mis l’accent sur le caractère crucial de cet enjeu pour l’Union européenne. Il a par ailleurs appelé à ce que la lutte contre les pollutions liées aux plastiques soit inscrite à l’agenda de l’OMC, et plus largement à ce que le cadre général de sa réforme intègre pleinement les enjeux de développement durable.