Ainsi, l’endettement africain a quasiment triplé en volume entre le point bas de 2006 et 2019. Le paysage de la dette africaine s’est par ailleurs fortement diversifié avec la multiplication par 3 de la part des créanciers privés dans l’endettement public extérieur africain, l’essor sans précédent des émissions obligataires en devise sur la dernière décennie, l’usage de collatéraux et l’apparition de la Chine comme premier créancier bilatéral.

Face à la violence du choc dû à la crise du Covid 19, la communauté internationale s’est mobilisée de manière rapide et coordonnée. La suspension du service de la dette décidée en 2020, la mise en place d’un Cadre commun G20-Club de Paris pour les futurs traitements de dette, ou le déblocage de plus de 300Md$ (au niveau mondial) par le FMI, la Banque mondiale et les banques régionales de développement sont autant de mesures d’ampleur.

Pour l’avenir, la réflexion devra toutefois porter sur la définition d’une stratégie plus globale de développement afin de combler les besoins de financement externe africain que le FMI estime à 290Md $ pour 2020-23.

La définition d’une telle stratégie partenariale sera au cœur du Sommet sur le financement des économies africaines prévu pour mai 2021 en France.

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