L’indice des prix à la production s’est inscrit en hausse de 6,8 % en glissement annuel en avril, son plus haut niveau depuis quatre ans. Cette augmentation (après +4,4 % en mars) est la conséquence d’un important effet de base par rapport à avril 2020 (-13,6 % en g.a. en avril 2020), et de la hausse depuis lors du cours de nombreuses matières premières. Les prix à la production dans le secteur extractif ont ainsi crû de +24,9 % en g.a., de même que de +20,2 % pour les métaux ferreux et de +23,3 % pour les métaux non ferreux. L’impact sur les prix à la consommation (inflation) est à ce stade contenu : la transmission entre les prix des matières premières à la production et l’inflation est relativement limitée, grâce à une baisse des marges des entreprises selon les analystes. Par ailleurs, la baisse des prix du porc (-21,4 % en g.a en avril, les prix début 2020 ayant été impactés par une crise de la production porcine) exerce un important effet baissier sur l’inflation. Par conséquent, l’inflation n’a atteint que 0,9 % en g.a. (0,4 % en mars) et sa trajectoire haussière soulève peu d’inquiétudes à ce stade. Le gouvernement prévoit une inflation de 3 % cette année.

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