La réunion du conseil au niveau des ministres (RCM) de l’OCDE des 5 et 6 octobre a porté sur les défis à moyen et à long terme, en mettant l’accent sur la crise climatique et la transition vers la neutralité carbone pour un avenir plus vert. Cette réunion fait suite à une première réunion des ministres qui  s’était déroulée virtuellement les 31 mai et 1er juin 2021 et avait coïncidé avec l’intronisation du nouveau secrétaire général de l’OCDE. Elle avait également été l’occasion de faire le point sur les leçons tirées de la gestion de la pandémie et d’envisager les priorités immédiates pour accompagner la reprise économique.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, qui présidait cette réunion, a ouvert la première journée de la RCM qui a été l’occasion pour les 38 États-Membres de discuter de leurs valeurs communes : la démocratie, l’État de droit, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits de l’homme et l’attachement aux principes d’une économie de marché ouverte et transparente et à des normes exigeantes dans le domaine de l’économie numérique. Suite à cette séance, les États-Membres ont adopté une nouvelle « Vision d’avenir »  fixant les orientations de l’OCDE pour la décennie à venir et une « Stratégie de relations mondiales » vis-à-vis des pays tiers.

Lors de la seconde journée, dédiée aux enjeux économiques, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a participé à un petit-déjeuner de travail sur la fiscalité internationale. Il a souligné l’importance de réformer la fiscalité des entreprises multinationales et que cela impliquait que chaque pays fasse des concessions. À ce titre, il a rappelé que la France s’était résolue à accepter un taux minimal d’imposition de 15% dans un esprit de compromis, mais que le gouvernement et l’opinion publique française auraient souhaité un taux plus élevé. Cette discussion précédait la réunion du Cadre inclusif du 8 octobre, durant laquelle une déclaration politique accompagnée d’un plan de mise en œuvre a été adoptée par 136 pays, parmi lesquels tous les pays de l’Union européenne et du G20.

Lors d’une table-ronde intitulée « Bâtir un avenir vert – La finance verte au service de la neutralité carbone », la secrétaire d’État chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable, Olivia Grégoire, a souligné l’importance de mettre dès maintenant en cohérence les flux financiers avec les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050. Elle a également rappelé que l’adoption d’une taxonomie pour le secteur financier au niveau européen avait constitué une étape majeure dans l’établissement d’un cadre réglementaire pour la finance durableEnfin, elle a enjoint le secteur financier à prendre une position plus ambitieuse sur le financement de la transition écologique et le désinvestissement des activités les plus néfastes pour l’environnement et le climat.

L’ensemble des documents publiés à l’occasion de cette réunion sont accessibles sur le site de l’OCDE.