Réunis en format virtuel, les pays contributeurs se sont engagés à apporter 23,5 milliards de dollars, qui seront complétés par les émissions de l’AID sur les marchés financiers, les contributions de la Banque mondiale elle-même et les remboursements des prêts anciens arrivés à échéance.

Le niveau de ressources mobilisées pour les soixante-quatorze pays éligibles à l’AID augmente de plus de 13% par rapport au précédent cycle (AID-19). L’effort de solidarité des pays contributeurs est d’autant plus significatif que le calendrier de reconstitution des ressources de l’AID a été avancé d’une année, ce qui a permis à l’AID de débourser ses financements à un rythme sans précédent depuis 2020 pour aider les pays les plus vulnérables à faire face aux effets de la pandémie de la Covid-19.

La France, représentée par la Direction Générale du Trésor dans les négociations, a pris sa part pleine et entière dans cet effort historique de la communauté internationale en faveur des pays à faible revenus, en apportant une contribution historiquement élevée de 1 739 millions de dollars, en hausse de plus de 6% par rapport à sa contribution à la précédente reconstitution.

Les 93 milliards de dollars de ressources mobilisées permettront d’aider les pays récipiendaires à se relever des effets de la crise de la Covid-19 et à retrouver la voie d’une croissance économique verte, durable, inclusive et résiliente en phase avec l’Agenda 2030 et les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. En particulier, 35% des financements contribueront à l’action pour le climat, dont la moitié en soutien à l’adaptation et la résilience.

En accord avec les priorités portées par la France lors du Sommet sur le Financement des Economies Africaines du 18 mai 2021, les pays d’Afrique subsaharienne bénéficieront de la majeure partie de ces financements et les pays fragiles et en situation de conflit, notamment au Sahel ou dans la Corne de l’Afrique, verront leurs ressources augmenter de 17%.

Enfin, un accent particulier sera mis sur le renforcement du capital humain, qui devient un nouveau thème spécial de l’AID pour les trois prochaines années, permettant ainsi d’accroitre l’action de la Banque mondiale en faveur du renforcement des systèmes de santé, de l’accès aux services sociaux de base et à l’éducation, de la mise en place de systèmes de protection sociale, tout en soutenant à court et moyen-terme le déploiement de la vaccination dans les pays bénéficiaires.

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