L’inflation mensuelle a atteint 3,8 % en décembre, portant l’inflation sur l’année 2021 à 50,9 % en dépit de plusieurs mesures de contrôles des prix. Les prix administrés, comme ceux de l’eau, de l’électricité et du gaz, ont augmenté de 37,7 %, tandis que l’inflation sous-jacente s’est inscrite à 54,7 %, témoignant de fortes tensions inflationnistes. Celles-ci sont à mettre au regard du caractère pluridimen­sionnel de l’inflation en Argentine, reconnu par le FMI dans sa récente évaluation du programme de 2018. Selon cette évaluation, les premiers facteurs de l’inflation dans ce pays seraient en effet la variation du taux de change, les anticipations d’inflation des agents, amenant à un ajustement des salaires et des prix en fonction de ces facteurs, avec un faible impact de la politique monétaire. Pour 2022, les anticipations d’inflation s’inscrivent à près de 55 % et le peso se déprécierait de plus de 60 % selon les anticipations. Le gouvernement argentin a récemment modifié son programme « Precios Cuidados », gelant les prix de 1400 produits de base en 2021, pour autoriser une révision mensuelle et plafonnée des prix en 2022. Le programme négocié actuellement entre les services du FMI et les autorités viserait une maîtrise progressive de l’inflation, notamment grâce la réduction de la monétisation du déficit public par la banque centrale.

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