Après une journée de violences le 9 mai, le Président a nommé un nouveau Premier ministre pour tenter de trouver un consensus politique alors que la crise économique s’aggrave. La mise en place de mesures depuis début mars (flottement de la roupie, augmentation du taux directeur et des prix des carburants à la pompe) peine à stabiliser l’économie. L’inflation a atteint en avril près de 30 % en glissement annuel (19 % en mars), des pénuries sont signalées et les réserves de carburants épuisées. Le Premier ministre a déclaré ce jour que qu’elles ne couvraient qu’un jour de consommation. Cette situation résulte d’une crise de la balance des paiements, avec des réserves de change au plus bas, qui ne couvrent qu’une semaine d’importation. La stabilisation de l’économie est empêchée par l’incertitude politique : malgré la nomination d’un nouveau Premier ministre, la composition du gouvernement, dont l’équipe en charge des questions économiques, n’est pas connue. Dans ce contexte et en l’absence d’interlocuteurs politiques, la mission du FMI en cours en vue d’un programme n’a lieu qu’à un niveau technique et sous forme virtuelle.

► Brésil : la Banque centrale relève son taux directeur de 100 pdb, le portant à 12,75 %

► Ghana : forte accélération de l’inflation en avril

► Tunisie : discussions avec le FMI en vue de la conclusion rapide d’un programme

► Point Marché

Generated by Feedzy