L’Union européenne (UE) émet 1,5 fois plus de gaz à effet de serre (GES) par habitant que la moyenne mondiale ; les États-Unis, près de trois fois plus. Cependant, rapportées à leur PIB, leurs émissions de GES sont inférieures à la moyenne mondiale. L’UE en particulier émet moins de GES que les autres zones géographiques pour produire un euro de biens et de services. Au sein de l’UE, la France se caractérise par un mix énergétique et, par ricochet, une production dans son ensemble moins carbonés que ses partenaires, notamment l’Allemagne.Dans l’UE et aux États-Unis, les émissions de GES induites par la demande finale – l’empreinte carbone – sont plus élevées que les émissions issues de la production. Par rapport à l’inventaire des émissions associées à la production sur un territoire, l’empreinte carbone retranche les émissions incorporées aux produits exportés mais ajoute celles incorporées aux produits importés. En 2018, l’empreinte carbone par habitant de l’UE est de 11 tonnes d’équivalent CO2, contre 21 aux États-Unis et 8 en Chine. Un tiers environ de l’empreinte de l’UE correspond à des processus de production localisés en dehors de son territoire.Entre 2000 et 2018, les émissions mondiales de GES ont augmenté de moitié quand la population augmentait d’un quart. Les émissions produites par l’UE ont diminué mais elles ont triplé dans le même temps en Chine.

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